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samedi 27 mai 2006

Fin des inscriptions au Google Summer of Code

LinuxFr nous signale la fin du processus d'inscription au Google Summer of Code 2006 qui permet à des étudiants de se faire un peu d'argent (4500$) le temps d'une saison estivale en codant pour des projets libres. Les copies sont à rendre avant le 21 août 2006 pour obtenir le magot promis par Google. On apprend que 3050 personnes ont postulé cette année : 629 ont été acceptées. Pour ceux qui auraient tenté leur chance sans être sélectionnés, rendez-vous l'année prochaine[1], en espérant que l'évènement sera réédité.

Notes

[1] À condition de rester étudiant, condition indispensable pour participer à l'été du code.

dimanche 16 avril 2006

Le retour du Google Summer of Code (version 2006)

Le Google Summer of Code 2005 avait permis à de nombreuses associations et entreprises du libre de faire travailler des étudiants sur leurs projets Open-Source. Google attribuait 4500$ à chaque étudiant (sans oublier le T-shirt Google) et 500$ à l'organisation encadrante. Double intérêt de cette opération : permettre l'amélioration de projets libres et surtout, pour Google, bénéficier d'une bonne image de marque auprès de la communauté du libre.

Google récidive cette année avec le Google Summer of Code 2006. L'année dernière 400 étudiants avaient participé à l'opération[1] : Google promet cette année plus de participants.

Le planning pour cette année est le suivant :

  • Le 1er mai 2006, tous les projets doivent être soumis par les organisations encadrantes.
  • Le 8 mai 2006, tous les étudiants souhaitant participer au SOC 2006 doivent avoir déposé leur dossier de candidature.
  • Le 23 mai 2006, Google publie la liste des projets et étudiants acceptés pour le SOC 2006.
  • Le 21 août 2006, tous les étudiants doivent rendre leur copie.
  • Le 5 septembre 2006, les mentors des organisations encadrantes rendent leurs évaluations et Google procède à l'envoi des chèques.

On peut déjà consulter sur le site du SOC 2006 les premières idées de projet. Un Google Group a été ouvert sur le sujet. Enfin, il est possible de discuter en IRC du SOC 2006 sur le canal #summer-discuss de irc.slashnet.org

Notes

[1] Ce qui conditionne donc pour Google un budget de 2 millions de dollars.

dimanche 16 novembre 2003

Linux énerve Microsoft

Ce n'est pas une nouveauté : Linux a le don d'énerver Microsoft. Si du côté de Redmond, la licence libre BSD semble appréciée (ça permet notamment d'implémenter une pile TCP/IP à moindre fais dans Windows), la GPL (licence libre utilisée par le noyau GNU/Linux) est carrément détestée. En effet, impossible de faire du code fermé non libre à partir d'un logiciel sous GPL. Microsoft a donc décider d'attaquer l'ennemi juré Linux. Mais de quelle façon ? Sur le terrain de la sécurité ! Et oui, il fallait oser. Microsoft n'a pas peur du ridicule : il a commandé une étude pour montrer que les failles de sécurité sont corrigées plus rapidement sous Windows que sous Linux. L'opération est nommé "Days of risk". A suivre... En attendant Bill est toujours partant pour accorder de grosses remises sur des licences MS pour éviter que de grands comptes ne migrent sous Linux.
La nouvelle sur InfoWorld

Une distribution Linux Barbie OS ?

Attention ! Mattel débarque sur le marché des systèmes d'exploitation en préparant le lancement de Barbie OS. Il semblerait que ce système d'exploitation soit une distribution GNU/Linux basée sur la Debian. Grâce à cet OS, les petites filles vont pouvoir partitionner leur disque dur, installer des packages ou activer des partages Samba grâce à l'assistante d'installation Barbie. Barbie OS sera livré avec l'environnement KDE 3.1.3. Au traditionnel apt-get (installeur automatique depuis le net pour les non-connaisseurs), véritable artisan du succès de la Debian, Mattel ajoute une connexion vers son site Click-Click-Pay pour télécharger de packages logiciels payants depuis une interface graphique conviviale. A noter que la plus grande partie du code de Barbie OS sera sous GPL, cependant toutes les références à Mattel et Barbie devront être supprimées des travaux dérivés.

Alors, info ou intox ? Il semblerait en fait que cette rumeur est fausse. Elle a pourtant largement circulé sur le net. Mais bon, qui sait si un jour Barbie OS ne verra pas le jour ?

Un article sur Barbie OS

jeudi 26 juin 2003

Générer des PDF gratuitement sous Windows

Pour créer des documents au format PDF (Portable Document Format) sous GNU/Linux, il suffit d'utiliser l'indispensable GhostScript livré avec toute distribution qui se respecte (pour la syntaxe de gs : man gs).

Sous Windows, le logiciel de choix pour générer des PDF est Acrobat, édité par le créateur du format, Adobe (mais ce soft est loin d'être gratuit). Cependant il existe une alternative libre : GhostScript qui a été porté également sous Windows. Ca marche très bien pour des documents simples n'utilisant pas des fonctionnalités avancées telles que les liens hypertextes ou des systèmes DRM (Digital Rights Management).

GhostScript permet en fait de convertir des documents Postscript (PS) en documents PDF : il est donc nécessaire préalablement de générer des docs PS en utilisant un driver d'imprimante PS (dont la sortie est redirigée sur FILE:). Une solution possible pour automatiser le processus est d'utiliser le tandem Ghostscript + Redmon[1] avec le pilote PS. L'installation et la configuration est très bien expliquée pas-à-pas sur le site de sebsauvage (sous forme de doc PDF).

Les windowsiens n'ont donc plus aucune excuse pour ne pas créer des PDF.

Notes

[1] Et non pas Redmond...

samedi 21 juin 2003

La menace du brevet logiciel en Europe

Le calendrier s'accélère concernant l'examen des brevets sur les logiciels par le parlement européen. Actuellement, ils ne sont pas autorisés en Europe (contrairement aux USA) mais tout pourrait changer le 30 juin : un vote concernant les brevets logiciel est à l'ordre du jour. Il est absolument fondamental que les logiciels ne puissent pas faire l'objet de brevets en Europe : en effet cela irait à l'encontre de toute innovation technologique et serait extrêmement néfaste aux petits éditeurs de logiciels et au développement du logiciel libre. Les grands gagnants seraient les multinationales du logiciel, seules capables financièrement de déposer des brevets. En effet déposer un brevet s'avère très onéreux, et s'apparente plus ou moins dans le secteur du software à protéger des idées et concepts. Le brevet logiciel est une arme puissante, qui aux mains de géants de l'informatique pourrait servir d'outil en vue d'un terrorisme judiciaire visant à la disparition des éditeurs indépendants et du mouvement du logiciel libre.

Certains brevets logiciels ont déjà été déposés en Europe. Même si en l'état actuel ils sont inapplicables, l'adoption d'une loi européenne autorisant le brevetage des logiciels pourrait les rendre bien réels. Parmi eux : le brevet sur les liens hypertextes de British Telecom, un brevet sur l'utilisation de barres de progression au sein d'interfaces graphiques, un brevet sur les questionnaires en lignes... et même un brevet sur le XOR (addition binaire) ! Et ce n'est qu'un début... Quiconque utiliserait une de ces idées serait obligé soit de se plier aux conditions financières imposées par le déposant du brevet, soit de s'engager dans un procès long et coûteux dans l'espoir d'arriver à invalider le brevet en question.

Il est ainsi nécessaire de se mobiliser contre les brevets sur les logiciels en Europe. Pour ce faire, il est possible de se rendre sur le site brevets-logiciels.info expliquant la situation et les moyens d'agir contre les brevets logiciels, comme par exemple envoyer des lettres aux députés européens afin de les sensibiliser. Cependant il faut faire vite : après le 30 juin, il pourrait être trop tard !

mardi 3 juin 2003

Polémique autour de Waste, logiciel p2p de NullSoft

NullSoft, connu pour être l'éditeur du player multimédia WinAmp a proposé en téléchargement pendant quelques heures sur son site un nouveau logiciel peer2peer nommé Waste : ce logiciel permet de mettre en place des réseaux p2p privés avec fonctionnalités de chiffrement des communications et authentification des membres. Il ne s'agit donc pas d'un logiciel p2p traditionnel permettant d'échanger publiquement des fichiers mais plutôt d'un soft destiné à être utilisé au sein d'un cercle d'amis ou à l'intérieur d'un réseau d'entreprise. Il offre également des fonctions de messagerie instantanée. Un tel logiciel est très intéressant dans la mesure où il permet de réaliser des échanges sans possibilité d'espionnage extérieur.

Lors de sa sortie sur le site de NullSoft, Waste était proposé sous licence GPL. Cependant, probablement sous la pression de sa maison-mère (AOL Time Warner), NullSoft a été contraint de ne plus proposer le téléchargement de Waste. A la place de la page de téléchargement, NullSoft prétend dans un message que Waste a été publié sous licence GPL sur son site "sans autorisation" et qu'à ce titre il est illégal de distribuer ou d'utiliser Waste... Waste a-t-il réellement été publié sans autorisation ou alors ne s'agit-il que d'une manoeuvre due à AOL pour intimider ceux qui seraient tenter de propager ce logiciel sur le net (alors que la licence GPL les autorise à 100% à distribuer ce logiciel avec ses sources) ? Nul ne le sait vraiment. Cependant s'il s'avère que Waste ait été distribué légalement sous licence GPL (ne serait-ce que pendant quelques heures) il demeure alors utilisable, modifiable et redistribuable pour l'éternité : la licence GPL n'est pas révocable. Bien sûr, même si Waste n'est plus proposé sur le site de NullSoft, de nombreux miroirs sont apparus pour le proposer en téléchargement.


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